Nous avons eu 15 jours de vacances sur fin février et début mars et nous en avons profité pour voyager un peu. Nous sommes donc partis les 3 premiers jours à Maré, une île loyauté située à 30min de vol environ. Mais la majeure partie de nos vacances était au Vanuatu où nous sommes partis 10j. Le Vanuatu est un archipel indépendant d’à peu près 80îles situé à environ 2h de vol de Nouméa.
Première étape des vacances : Maré !
Maré fait à peu près 640km² et on y fait le tour aisément en voiture. Nos points d’intérêts étaient situés sur tout le pourtour de l’île et nous nous étions fait un petit programme pour voir un maximum de choses pendant les 3j que nous avions devant nous. Nous avons loué une petite citadine et sommes partis dès notre arrivée à l’aéroport local à notre première étape : La randonnée du cap Roussin. Le départ de cette rando était directement chez notre hôte pour la nuit. Après avoir monté les tentes, nous avons pris le chemin de la rando balisé par des petits bouts de tissus accrochés aux arbres mais aussi guidés par la chienne de la propriétaire. La rando était en pente douce jusqu’à ce qu’on arrive en haut d’une falaise donnant sur la mer. La descente de cette falaise se rapprochait d’avantage de l’escalade mais nous sommes arrivés sains et saufs en bas sur la plage. Le paysage était chouette sauf que la plage très peu touristique était polluée de déchets. Nous avons quand même réussi à prendre quelques photos avant d’entamer la remontée et le retour « chez Nath’ ». Après le déjeuner, nous sommes allés faire du PMT dans la baie de Thogone. La mer n’est pas trop agitée et nous offre un très beau spectacle. Il y avait beaucoup de « patates » pleines de couleurs tout près du bord avec beaucoup de vie autour. La bonne température nous a permis d’y rester un bon moment avant de regagner nos tentes. Le repas du soir était préparé par Nath et 100% local ! Après cette bonne journée nous sommes allés nous reposer avant la journée chargée du lendemain

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Pour cette seconde journée, nous avons repris la route pour aller sur la côte ouest. Au passage nous nous arrêtons au Trou de Bone. C’est un gouffre d’environ 40m de fond à ciel ouvert.

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Il est assez impressionnant et mérite un coup d’œil. Nous ne nous attardons pas et filons faire un tour au marché pour prendre notre déjeuner avant d’aller sur la baie des tortues. Cette plage en cuvette est apparemment réputée pour les nombreuses tortues que nous pouvons y croiser. Malheureusement, avec la marée haute, Tom n’a pas vu grand chose. J’ai quand même un peu profité de la plage 😉
Nous avons ensuite poursuite notre descente vers le Sud de l’île pour atteindre l’aquarium naturel de Maré. Et quel aquarium ! La baignade y est interdite donc nous admirons l’endroit de haut. Mais le cadre est vraiment super ! L’eau de l’aquarium communique avec la mer par un siphon. Elle y est très clair et nous voyons parfaitement les poissons qui viennent s’y abriter. L’endroit est vraiment calme et agréable. Nous y restons un moment pour admirer et prendre de jolies photos ! Le drone a été de sorti évidemment ! 😉
Nous reprenons la route vers la plage de Pédé. C’est une jolie plage de sable blanc assez cachée et nous y restons pour une petite sieste/PMT/lecture/mots fléchés. Le combo habituel en somme…
Nous allons ensuite à la grotte de Péthoen. Nous arrivons dans une grotte pleine de stalactites avec un homme qui monte toujours plus haut pour ensuite se jeter dans l’eau fraîche. Nous prenons notre déjeuner dans la fraîcheur de la grotte puis nous filons vers un hôtel qui propose une rando. L’hôtel est très bien aménagé et nous slalomons entre les bungalows pour atteindre le sentier de rando. Cette dernière longe les baies de la côte. Le sentier est plat et nous avançons assez rapidement … pour se rendre compte que les paysages se ressemblent beaucoup… Nous rentrons donc après avoir fait 3 baies ce qui n’est pas mal déjà !
Nous dormons en case ce soir ! Une collègue de Tom a ses parents à Maré et par un hasard nous l’avons croisée sur le marché et elle a gentiment proposé de nous héberger ! Après des discussions très intéressantes avec ses parents et une toilette nous nous retirons dans leur case. Ils ont une case dans leur jardin pour accueillir la famille, les amis où les connaissances pendant les fêtes régionales des îles. La case est de forme ronde pour éviter les prises au vent en temps de cyclone. Elle est faite de matériaux entièrement naturels mais je ne vais pas tout détailler c’est beaucoup trop technique ! La nuit a été assez particulière ! Nous n’étions pas vraiment à l’aise mais nous avons quand même réussi à nous reposer pour la journée du lendemain.
Au réveil, il pleut des cordes… Notre programme prévu est donc tombé à l’eau … sans mauvais jeu de mot… Nous décidons donc de changer nos plans pour aller au restaurant s’accorder un bon repas pour le midi. Le repas était moyen mais nous ne nous décourageons pas pour autant ! Nous avons appelé en dernier espoir un producteur de vanille pour découvrir son exploitation et qu’il nous en apprenne davantage sur la culture de la vanille. Nous y passons l’après midi ! Il est vraiment super intéressant. Il possède environ 600 pieds de vanille et s’occupe de toute son exploitation à la main. Il y passe des heures entre les plants en eux-même, la pollinisation de chaque fleur, la récolte et toutes les étapes de l’affinage ! Sa production est bio et il espère bientôt la commercialiser dans quelques grandes surface de Nouméa. Il fait notamment de la vanille givrée, une espèce très réputée et très recherchée des connaisseurs. La méthode d’affinage diffère ce qui donne aux gousses un effet pailleté avec des cristaux sur toute leur longueur. Elle est bien plus savoureuse et forte en goût. Nous n’avons pas pu résister à la tentation d’en acheter quelques unes ! Bref c’était une réelle découverte, nous espérons pouvoir aller sur une autre loyauté pour la prochaine récolte en juillet !
Après cette découverte, nous avons continuer la route pour rejoindre notre dernier point photo. Il s’agit du « saut du guerrier ». Un incontournable sur l’île ! Le temps gris nous a empêché de sortir le drone et quel dommage car le paysage est vraiment splendide ! La légende dit qu’un guerrier aurait échappé à ses poursuivants en sautant de l’un à l’autre côté de la falaise tandis que ses assaillants chutaient dans la faille et plongeaient dans la mer. Après ce charmant détour, nous avons filé jusqu’à l’aéroport pour prendre le vol du retour vers la maison…
Enfin, juste pour une journée sur Nouméa… Le temps de faire des tournées de linge, quelques courses et nous repartons pour la seconde partie des vacances !!!!
Pour cette seconde partie de vacances nous avons donc choisi le Vanuatu ! Si vous avez du courage, voici la petite histoire de notre voyage → (Bonne lecture !)
J1 : Volcan et nid dans les arbres
Nous sommes partis de Nouméa de bonne heure pour arriver dans un premier temps à Port Vila (la capitale du Vanuatu), puis nous avons repris un vol local direction Tanna. Tanna est une des îles du Vanuatu sur laquelle se trouve un volcan en éruption très facile d’accès, Le Mont Yasur. Nous nous y sommes rendus dès le soir pour admirer le spectacle de la lave à la nuit tombée. Après 1h de route particulièrement sportive pour arriver au volcan à l’heure, nous sommes pris en charge par l’équipe du volcan. Nous avons, pour commencer, assisté à une cérémonie donnée par la tribu à laquelle appartiennent les terres du volcan pour que le chef nous permette d’y monter. Ensuite, après nous avoir équipés de casques et de cirés, nous avons embarqué dans un 4×4 pour continuer notre avancée vers le sommet. 20 minutes plus tard nous étions en bas des dernières marches, le grondement et la fumée sont impressionnants, nous suivons notre guide sur la dernière étape avant le grand spectacle. L’odeur du soufre est très présente tandis que nous affrontons mon pire ennemie, l’escalier… Enfin nous arrivons en haut et là… Bof… Notre chance s’est un peu cachée ce soir-là, on ne va pas se mentir… Il y avait beaucoup de fumée et du coup on ne voyait pas du tout la lave. En revanche, on a été très impressionnés par les mouvements de la fumée fait par les ondes de chocs qui annonçaient les grondements, les projections de lave/rochers en hauteur et les nuages de soufre à venir. Avec la nuit qui tombait, nous avons de mieux en mieux perçu les giclés de lave. Vraiment, c’est un truc de fou, la puissance que ça dégage, le grondement qui nous fait nous demander ce que nous faisons là et si on ne ferait pas mieux de prendre nos jambes à notre cou, ça nous fait nous sentir tout petit… D’autant que notre guide nous montre des gros blocs de lave froide à côté de nous en nous disant que ce n’était pas là la dernière fois… En tout cas, un super spectacle ! La descente a été tout aussi mouvementée mais fût plus courte ;). Après cette aventure nous nous sommes rendus au Tree Top Lodge où nous allions passer la nuit. Nous avons découvert notre cabane perchée en haut d’un arbre avec vu sur le volcan. Après une douche tiède et un repas chaud, nous étions au lit ! On ne veille pas tard au Vanuatu, l’électricité n’étant pas toujours présente, on vit au rythme du soleil ! Le lendemain matin, l’épais nuage de fumée/poussière étant toujours présent, nous avons fait le choix de ne pas y retourner. Le programme de la matinée était plus calme avec lecture, mots fléchés…
J2 : vol vers Santo et premier Nakamal !
En début d’après-midi, nous avons repris la route de l’aéroport pour s’envoler vers Santo, la plus grosse des îles du Vanuatu. Nous avons passé la majeure partie de notre journée dans les aéroports et nous sommes arrivés le soir à Lugainville, la ville principale de Santo. Un taxi nous attendait pour nous amener chez « Zaza » notre contact à Santo qui a planifié nos vacances. Pour faire le point sur les derniers détails Zaza nous a amené dans un des nombreux nakamal qui bordent la route pour partager le kava. Avez-vous tout compris de cette dernière phrase ? Si oui, c’est que vous êtes déjà venu au Vanuatu ou en NC. Petit point de précision pour les nouveaux alors : La nakamal est un endroit initialement réservé aux hommes dans lequel se prennent les décisions du village et de la communauté. Aujourd’hui, il est ouvert à tout le monde et c’est un lieu où beaucoup de locaux viennent partager un deux plusieurs bols de kava en fin de journée. Le nakamal sert essentiellement du kava dans une ambiance plus que spéciale. L’endroit est (très) sombre, les gens parlent tout bas, voir chuchotent, il est aménagé de manière à former des petits coins isolés les uns des autres pour rester en intimité de petits groupes. Le kava est une boisson très présente dans la culture mélanésienne et encore d’avantage au Vanuatu. C’est une boisson faite à base de racine de kava (un petit arbuste à grosse racines), qu’on coupe et qu’on broie puis qui est mélangé à de l’eau. Le kava est servi dans des bols appelés « shell » dont la contenance est d’à peu près une demie coco. Il se boit d’un trait et ses premiers effets sont immédiats. Il anesthésie le palais, la langue et le fond de gorge et dure pendant plusieurs longues minutes ! L’effet recherché par les habitués apparait après plusieurs shells, effet anxiolytique, détente, relaxation… En ce qui nous concerne, nous nous sommes arrêtés au premier… Après nous être bien rincés la bouche et fixés les derniers détails nous sommes rentrés nous coucher pour la journée suivante.
J3 : Épave, épave, épave
En cette première journée sur Espiritu Santo, nous avons décidé de faire une plongée. Mais attention, par n’importe quelle plongée ! Une plongée en épave parmi les plus réputées au monde ! L’épave du SS Président Coolidge. Ce paquebot de luxe américain de 200 mètres de long et pesant 21 936 tonnes, repose aujourd’hui entre 20 et 80 mètres de fond. Il a été transformé en navire de guerre pour servir lors de la seconde guerre mondiale. Malheureusement, il s’est échoué après avoir percuté une mine à quelques pas de la plage en octobre 42. Seulement 5 personnes sont portées disparues sur les plus de 5000 soldats américains débarqués directement sur la plage. Une prouesse pour le capitaine ! Nous avons donc fait 2 plongées sur cette épave mythique, sans vous le cacher, je n’étais pas très sereine… Je n’avais pas fait de plongée depuis Mayotte et jamais d’épave… Tom quant à lui, était tout à fait à son aise d’autant que nous partions équipés depuis la plage donc pas besoin de prendre un bateau pour s’y rendre ! Le seul hic c’est le fait que le club de plongée communiquait en anglais… Nous avons fait 1 plongée le matin et l’autre en début d’am. La première était essentiellement pour évaluer notre niveau et voir si nous étions à l’aise… Personnellement, je n’ai pas lâché d’une palme le moniteur ! La seconde nous a permis d’aller un peu plus profond. Pour ce qui est de la plongée en elle-même, l’épave est impressionnante, on n’en voit pas le fond ! Elle est couchée sur le côté ce qui complique un peu sa représentation dans l’espace… Mais c’est vrai qu’elle est en superbe état, nous y avons vu des masques à gaz, des véhicules entiers, une salle de coiffeur, l’infirmerie et d’autres… La faune et la flore semblent avoir trouvés leurs repères au fil du temps et nous y avons vu beaucoup de poissons ! Cependant, nous préférons quand même les récifs coralliens ;). Après cette plongée, nous avons profité du bord de plage à Million dollar point. C’est une plage d’où sont visibles les restes de l’équipement américain laissé à la fin de la seconde guerre mondiale. Pour ma part, je suis restée sur la plage à me dorer la pilule pendant que Tom et Morgane sont allés se baigner.

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J4 : Découverte de la côte Ouest, entre trou bleu et plages de cartes postales…
Nous la poursuite de notre périple, nous avons pris la route dès le matin pour longer la côte ouest de l’île de Santo. Le taxi est venu nous chercher chez Zaza et puis nous sommes parti avec comme premier arrêt le trou bleu de Nanda. Résultat : c’est de toute beauté !!!! Le bleu est vraiment splendide et le cadre est très bien aménagé et propice aux belles photos 😉 ensuite nous avons repris la route pour Champagne beach. C’est une plage de carte postale ! Le soleil était de la partie et nous avons pu en profiter avant d’aller manger sur Lonnoc beach. Une table face à la mer avec de belles assiettes et donc un superbe repas ! Après avoir passé l’après-midi sur cette plage, le taxi nous a amené dans le camping où nous allions passer les prochaines nuits. Notre bungalow est situé face à la mer et quasiment les pieds dans le sable ! Le soir, nous avons mangé un crabe des cocotiers car nous en avons beaucoup entendu parler et qu’il est très réputé au Vanuatu. C’était le premier et dernier ! En effet, même si il est très imposant et très charnu, ça reste difficile à manger et puis il est beaucoup chassé pour les touristes et les locaux donc il commence à se raréfier…






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J5 : Journée à cheval avec Jean-Marc
Au matin du 5ème jour des vacances nous attendait une journée équestre ! Sur les conseils d’une copine, nous avons pris contact avec un agriculteur local et éleveurs de vaches/chevaux/cochons/poules/chien/chats… Il organise des journées à cheval pour découvrir des paysages plus reculés de Santo et aller jusqu’à chez lui pour partager le repas. Nous sommes donc partis sur les chevaux en direction de chez Jean Marc. Nous avons traversé des champs, fait boire les chevaux dans des petits lacs, montés des pentes escarpées… Et ce qu’on peut dire c’est que les chevaux connaissent bien le chemin ! Les rênes ne nous ont quasiment pas servi… enfin simplement quand les chevaux s’arrêtaient pour manger de l’herbe … Ils obéissent au doigt et à l’œil de Jean Marc (comme tous ses animaux en fait)… Il ouvrait même les barrières sans descendre de cheval ! Enfin bref, nous arrivons chez lui après environ 40min de balade. Un grand champ rassemble ses chevaux et ses vaches. Les habitations sont plus loin, après la cocoterai … Nous passons devant la petite église (à l’apparence d’une petite maison) et nous entrons dans le village. Toute la famille de Jean Marc y habite car c’est comme ça que cela se passe ici. Après les mariages, les femmes partent vivre dans la famille du marié. Chez lui, nous parlons de tout et de rien, de ses enfants, de sa femme (qui ne parle pas le français et qui s’affaire en cuisine), de la culture locale, de ses animaux, de ses fruits et légumes en abondance ! Il n’arrête pas de nous répéter : « Au Vanuatu, tu ne peux pas mourir de faim, il y a beaucoup de fruits et légumes, il faut juste avoir un jardin ». Il est très heureux de vivre loin de la ville et de l’agitation, il vit au rythme du soleil avec tous ses animaux. L’électricité n’est pas encore arrivée jusqu’ici donc toutes les cases sont aménagées avec une batterie solaire pour recharger les petits appareils électriques. Nous avons fait le tour de sa case pour qu’il nous montre tous les arbres fruitiers ! Nous nous sommes essayés à la cueillette de pomelos et d’avocats qu’on a mangé le soir dans le bungalow, un délice ! Le midi nous avons mangé dans sa case de la viande de bœuf avec du riz et du manioc. La viande de bœuf du Vanuatu est réputée pour être parmi les meilleures du monde et effectivement elle a très bon goût ! Après le repas, nous avons pris la route du retour en s’arrêtant pour que Jean Marc nous montre les chevaux qu’il élevait pour le rodéo et ses vaches qui se baladaient dans l’immensité de son champ.








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J6 : Balade au jardin de Jean Marc
La journée d’hier nous a tellement plût que nous décidons de retourner avec Jean Marc qui nous a proposé d’aller voir son jardin dont nous avons entendu tant de merveilles 😉 Nous partons avec lui en s’arrêtant à un four à coprah pour raviver le feu qui sert à sécher la chair de noix de coco pour l’exporter et en faire de l’huile de coco. Une fois arrivé chez lui, Jean Marc nous propose encore un pomelos que nous acceptons avec empressement tellement ils sont bons ! Nous repartons ensuite affronter la montagne qui nous attend pour arriver jusqu’à son jardin. Parce que oui, pour aller à son jardin, il faut monter un dénivelé assez conséquent ! Après 30 bonnes minutes de montée intensive on se retrouve au milieu d’une petite cocoteraie et c’est à ce moment que nous comprenons que le « jardin » de Jean Marc ne sera pas un jardin comme nous l’entendions 😉 Nous traversons une jungle humide avec un tout petit chemin au centre. Puis d’un coup, à droite ou à gauche une poussée un peu plus importante de manioc, maïs, kava, on trouve aussi des poivrons, des avocats gros comme la main, des haricots verts géants, des fruits à pain, des ananas, des fruits de la passion, des bananes, et même du cacao. Nous avons répertorié pas moins de 28 espèces de fruits ou légumes présent dans son jardin. Ce n’est vraiment pas un jardin ordinaire… Pour le midi, la femme de Jean Marc nous a improvisé un petit feu sur lequel elle a fait griller des fruits à pain que nous avions ramassé dans la demi heure précédente, pour l’accompagnement, de la noix de coco, le tout servi dans une feuille de bananier ! En ce qui concerne la boisson, une coco pas mûre pour qu’elle soit gorgée d’eau et enfin pour le dessert on peut dire que nous avions le choix ! Une banane a très bien fait l’affaire 🙂 Après cette bonne journée nous sommes retournés dans notre camping pour profiter de l’eau à 29 degrés et nous avons dégusté les fruits et légumes que Jean Marc nous a donné pour le dîner !
J7 : Retour à Lugainville pour départ à Millénium cave et nuit en tribu
Après avoir fait le plein de vitamines et après une bonne nuit de sommeil, nous avons repris la route pour revenir sur Lugainville où nous avions rendez vous pour notre départ pour Millénium cave. C’est un lieu incontournable de Santo et plus généralement du Vanuatu ! Elle est située au centre de l’île et nous nous y rendons en 4×4. Après une bonne heure de route difficilement praticable on arrive dans la tribu qui gère les entrées sur le site. Nous avons le droit à la présentation de la journée qui s’annonce sportive ! Après une bonne rando de 1h45, nous arrivons en haut de la grotte, la coutume veut que nous nous maquillions le visage à l’argile pour nous autoriser l’accès. Les dessins représentent les symboles de cette grotte millénaire : la chauve souris, la montagne, la rivière, le chemin et la roche. Nous descendons progressivement et avec précaution les interminables marches d’escalier/échelles jusqu’à l’entrée de la grotte. L’intérieur est très humide et sombre, plusieurs tourterelles s’envolent en nous entendant arriver. Nous nous éclairons à la lumières des lampes torches étanches, l’eau nous arrivant aux genoux. Il faut faire preuve de prudence pour ne pas glisser et se tordre une cheville. Nous progressons lentement en suivant de près notre guide qui file devant en nous indiquant le chemin. Après environ 1h, nous débouchons sur une rivière avec un petit terre plein sur lequel nous mangeons notre pique nique avec les guides et des Australiens qui font aussi de cette balade. Le soleil nous fait du bien après le temps passé dans l’obscurité. Nous reprenons la route … Enfin la rivière puisque la prochaine étape de notre journée est du canyoning ! Enfin en plus facile… Une grande première pour nous deux !:) Nous plongeons donc dans l’eau et nous laissons porter par le courant qui nous amène jusqu’à des rochers à escalader avant de replonger dans l’eau et ainsi de suite 😉 ! C’est vraiment super sympa, se laisser porter par l’eau au milieu du canyon, apprécier la hauteur des falaises sur nos côtés… bref un super moment de détente ! Évidemment ça devait bien cacher quelque chose non ? Et oui, la fin de la rando n’a pas été aussi relax… On était tellement descendus à travers la grotte et la rivière qu’il fallait bien remonter jusqu’au village aussi.. C’était pourtant prévisible mais je dois avouer que les marches qui s’enchaînaient ont bien failli avoir mon cœur ! Heureusement que c’était sur une courte durée ! Une fois arrivée au village nous disons au revoir aux australiens et aux guides qui rentrent car nous avons choisi de rester passer la soirée et la nuit avec la tribu du village. Et quelle expérience !!!! C’était … à faire … une fois… Après nous être débarrassé de nos affaires trempées, nous lézardons au soleil. L’organisation laissait sérieusement à désirer mais après un bon moment nous venons enfin nous chercher pour faire la préparation du kava. Nous commençons donc par éplucher grossièrement les racines, les couper en morceaux, puis nous suivons le guide qui nous conduit au hachoir à viande vissé sur une planche en bois. Il faut passer tous les morceaux de racine à travers le hachoir. Tom s’y colle beaucoup plus que moi j’avoue… L’épaisse boue verte qui en sort n’est vraiment pas appétissante… Nous la repassons dans le hachoir et nous obtenons un liquide épais verdâtre. Le filtrage est l’étape suivante. D’abord dans un tissu épais puis dans un tissu plus fin. Le premier jus extrait était le kava le plus fort et le second, plus rincé, faisait le plus modéré. Tout le processus à bien dû nous prendre au moins 1h30. La nuit tombait déjà et nous nous dirigeons avec ce fameux breuvage dans une grande case au milieu du village où se rassemble tout le village pour partager le kava et le repas. Nous sommes pourtant seuls avec nos guides. Les touristes et locaux ne se mélangent pas vraiment. Par pudeur pour leur culture nous a dit Zaza. Nous partageons donc un tout petit riquiqui shell qui nous anesthésie la bouche tandis qu’eux trinquent avec un shell de la taille d’un bon bol ! Question d’habitude semble-t-il …;) Après ça, nous dégustons seuls le repas qu’on nous a concocté. C’est pas vraiment banal : fougère au lait de coco, poulet, manioc, … Que du local ! Cuisiné avec de l’eau de la rivière et ce n’est pas sans inquiéter nos intestins… Nous rejoignons ensuite notre case pour y passer la nuit. Nous dormons sur des matelas posés à même le sol avec une moustiquaire. Et je dois avouer qu’elle m’a sauvée la nuit celle-ci ! A 19H40, nous étions au lit… c’est vrai que sans électricité, on se couche avec la lumière du soleil 😉 Par contre quand on se couche aussi tôt, évidemment à 2h du matin on peut se réveiller ! Et quand on se réveille et qu’on entend des pattes qui courent sur les murs en bois j’avoue que les yeux s’ouvrent très vite ! Et quand le flash du téléphone tombe nez à nez sur de GEANTS scolopendres, j’avoue que je ne peux pas m’empêcher de réveiller Tom … Il faut savoir qu’une piqûre de scolopendre est extrêmement douloureuse et dure plusieurs heures/jours ! Après vérification minutieuse dans notre propre lit nous entendons les scolo qui s’échappent pour fuir la lumière des flashs. Et Tom qui me voit toute chamboulée me sort avec flegme « bon bah moi faut que je sorte pisser ». Je ne le comprendrai jamais ! Ma vessie avait fait double tour pour tenir jusqu’au petit matin et lui sort tranquille…













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J8 : Journée chill à Lugainville, balade en ville et visite du marché
Nous avons finalement pu nous rendormir jusqu’aux premières lueurs du matin. Nous avions rendez-vous de bonne heure pour retourner au village où nous attendait le 4×4 pour retourner chez Zaza. Nous avons fait la route jusqu’au village (30min de marche) avec les enfants qui partaient à l’école. Ils font ça tous les matins ! Et pas seulement, puisqu’une fois au village ils ont encore un long chemin pour rejoindre l’école… Comme nous faisions le trajet, nous les embarquons tous à l’arrière 😉 Une fois rentrées chez Zaza, une bonne douche s’impose ! Puis nous décidons de ne rien faire de particulier pour cette journée 🙂 donc après du repos, de la lecture et autre, nous nous décidons à aller faire un tour en ville et d’aller jusqu’au marché. Le marché est ouvert 24h/24, du lundi au samedi matin sans interruption. Les femmes qui viennent vendre leur produits viennent de loin donc restent dormir et vivre sur place toute la semaine.
J9 : Direction Turtle bay pour journée kayak vers les trous bleus. Retour sur Port Vila le soir.
Aujourd’hui est notre dernier jour sur Santo. Pour cette journée, on a prévu une sortie kayak pour aller voir les magnifiques trous bleus de l’île. Après le Nanda blue hole qui nous a carrément plu, nous avons décidé d’aller voir les deux autres ! Nous sommes allés dans un superbe hôtel sur Turtle Bay pour y louer les kayaks. Après environ 40min de pagaie nous arrivons à Matevulu blue hole. C’est magnifique. Le lieu est plus sauvage et l’eau est superbement bleue ! Une fois que Tom a eu finit de sauter de cordes en cordes, nous avons repris les kayaks pour continuer vers Riri blue hole. Après avoir suivi une rivière et un petit lac, nous arrivons enfin à Riri blue hole. Les changements de température de l’eau entre la mer et la rivière sont impressionnants, la mer est beaucoup plus chaude ! Le trou bleu de Riri est encore plus sauvage, plus reculé mais son eau est toujours aussi bleue. Le seul point noir est que les moustiques sont plus que présents et qu’ils ont assez gâché notre repas… Nous avons rééquipé les kayaks et sommes repartis sous les piqûres qui se faisaient de plus en plus insistantes… Après avoir pagayé rapidement pour s’échapper de ces nuages nous rejoignons la mer et nous rentrons à l’hôtel rendre nos kayaks. Nous profitons de la piscine de l’hôtel mais apprenons qu’il a entièrement été privatisé pour un anniversaire → ça nous coûtera une piscine sans possibilité de siroter un cocktail… Nous rentrons sur Lugainville pour notre vol de retour sur Port vila (capitale). Après les bagages faits, le taxi payé et la taxe de douane réglée, nous nous envolons pour Port Vila. Une fois les bagages récupérés nous allons jusqu’à notre hôtel et nous nous écrasons comme des mouches.. enfin surtout moi… 😉

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J10 : balade dans Port Vila un dimanche… mauvaise nouvelle puis bonne surprise !
Nous avons toute la journée devant nous à traîner sur Port Vila un dimanche en attendant notre vol du soir. Nous avons essentiellement joué aux cartes, mangé et bu des smoothies ! 😉 enfin jusqu’à ce qu’on apprenne que notre vol du soir pour rentrer à la maison était annulé et reporté au lendemain… Nous avons donc été à l’aéroport pour voir comment allait se passer les événements et nous avons été pris en charge par la compagnie aérienne pour notre nuit dans un superbe hôtel certainement hors de notre budget avec la piscine, les cocktails à noms compliqués (non compris eux..) et le repas ! Je vais vous faire une confidence, on s’habitue beaucoup facilement et rapidement au luxe qu’à la case… Après avoir ingurgités notre buffet nous nous endormons dans notre beau lit moelleux à souhait !
J11 : Home sweet Home !
C’est le jour J, nous rentrons chez nous ! Le petit déjeuner à été parfait ! Et nous sommes en route pour l’aéroport. Le vol dure environ 2h et nous atterrissons sous une chaleur accablante ! Mais nous rentrons enfin dans notre petit chez nous 🙂
Nous avons passés de belles vacances et attendons avec impatience les prochaines ! Un éternel recommencement en fait 😉 On espère que cette lecture vous a fait voyager autant que nous malgré cette période de confinement … Nous pensons vraiment fort à vous tous et vous nous manquez plus que jamais. On vous embrasse très fort et on vous dit au prochain article !
Léa & Tom ❤







































































quoi dire, j’ai hâte!!
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